Satané Résistance…

Quel combat plus terrible que celui contre soi-même ?
 
Les jours passent sans que j’arrive à écrire ou à créer. Je sais pourtant qu’à long terme cela me rend heureux, satisfait et fier de mon travail. Pourtant mon pire ennemi (et surement le votre aussi) est toujours là pour me barrer la route. On l’appelle la résistance
 
La résistance c’est la petite voix dans ma tête qui va essayer de me dissuader de passer à l’action à chaque fois que je veux entreprendre quelque chose de difficile. C’est pour cela que c’est si dur de créer, de travailler, de réussir
 
La créativité, le travail ou les projets personnels sont un combat de tous les jours contre soi-même. La résistance ne me laisse pas un jour tranquille. A chaque fois que je veux m’assoir et écrire, elle est là, vicieuse, à me manipuler par tous les moyens pour que j’abandonne et que je fasse quelque chose de plus facile, de moins douloureux, de moins exigeant.
 
En ce moment elle gagne souvent… Cet ennemi est plus fort parce que je manque de volonté et surtout de discipline. Souvent on pense que se fixer des règles et être discipliner c’est un problème mais c’est tout le contraire. Être auto-discipliné, c’est être libre. Libre d’accomplir ce que l’on veut, libre de ses doutes, de ses peurs, de sa procrastination.
 
La résistance n’a aucune limite, elle peut prendre toutes les formes possibles et imaginable.
 
Ces derniers jours, la résistance me répète que ça ne sert à rien d’écrire parce que je n’ai pas de talent ou que je n’ai pas de lecteur. Après tout qui suis-je pour vouloir être écrivain ? Elle me dit aussi que tout ce travail ne sert à rien, que je ferais mieux de profiter de mon temps libre pour me détendre et m’amuser. Alors que c’est faux, je prend aussi du plaisir à écrire. C’est juste que c’est une activité plus exigeante, qui demande de la concentration et de la créativité. Je sais que ce n’est pas un plaisir immédiat, que je serais content de moi qu’une fois ma séance d’écriture terminé. Mais parfois, en étant qu’un homme, faible et fainéant, je renonce.
 
Vous commencer peut-être à comprendre que cet ennemi est terrible. C’est pour cela que c’est plus facile et courant de vivre une vie médiocre ou du moins, bien trop « normal » .
 
La résistance trouve des idées de renoncement partout. Parfois elle me dit que je ne peux pas travailler ne serait-ce que trente minutes, après tout c’est bien trop peu pour créer quelque chose non ? Souvent c’est la faute à ma journée de travail. Parce que j’ai bien mérité de me reposer après le travail n’est-ce pas ? La résistance peut être l’ami de vos petites maladies. Ce rhume, c’est vraiment pénible, c’est trop dur d’écrire quand je dois me moucher quinze fois par jour et que j’ai le cerveau au ralenti, alors pourquoi essayer de me mettre à écrire ? Vraiment diabolique cette résistance…
 
Il arrive même que toutes les conditions étaient réunis pour se mettre à créer mais la résistance est trop forte, elle trouve son énergie et ses idées partout. Cette fois, sur un élément extérieur à moi-même, c’est le  voisin qui fait trop de bruit, impossible de me concentrer et d’écrire.
 
Vous l’aurez compris, je suis en guerre, contre moi même… en presque deux semaines je n’ai rien écrit, enchainant les excuses les unes après les autres. Je m’étais résigné à écouter mon ennemi mais aujourd’hui je me reprend. Cette article en est le symbole de rébellion.
 
Maintenant, je peux le dire : au boulot ! A mon clavier !
 
PS : Cette article est inspiré d’un livre que je n’ai pas encore lu qui parle de ce sujet bien mieux que moi, si cela vous intéresse voici un lien affilié : https://amzn.to/2Q3vlBN 
(il existe en français mais il n’est plus disponible sur amazon depuis longtemps et la traduction est apparemment mauvaise)
Personnellement je ne vais pas tarder à me le procurer, il pourrait bien être un élan de motivation et une bible à consulter lors de différent coup de mou.

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